interviews des créateurs 2017

Artisans-créateurs, artistes de la matière, designers, galeries, manufactures d'art, maisons d'excellence, fondations, ... ils dévoilent le meilleur des métiers d'art contemporains du monde entier, à travers des pièces uniques ou en petites séries.

Atelier Alain Ellouz

Projets d'architecture d'intérieur et luminaires en albâtre et en cristal de roche

Alain Ellouz (c) DR

Comment qualifieriez-vous votre démarche créative ?

Ma démarche créative consiste à toujours innover et aller vers du « nouveau », ce qui n’a pas encore été créé, résoudre des problèmes insolubles, des chemins que personne ne prend. Par exemple nous créons à partir de l’albâtre ou le crystal de roche. C’est comme cela que nous sommes arrivés à cette maîtrise et cette utilisation unique de ces pierres tendres. Nous avons par ailleurs intégré le crystal de roche depuis quatre ans à nos propositions en termes de création.

C’était notre pari de rendre cette pierre utilisable pour nos créations. Il faut en effet que nos pièces durent dans le temps.

Nous travaillons avec une clientèle haut-de-gamme et prestigieuse, de Brad Pitt aux palais d’Arabie Saoudite. Nous sommes seuls à maitriser l’albâtre sur le type de réalisations que nous proposons.

Sur les luminaires il y a de la concurrence mais pour des sols par exemple, c’est très complexe et sur ce type de chantiers nous sommes seuls sur le marché.

Pour moi, la technique ne doit cependant pas prendre le pas sur l’esthétisme.

Pour ces pierres qui nous animent, qui dégagent un réel magnétisme, nous cherchons à les faire chanter à travers l’éclairage et le jeu de lumières. Il y a une forte dimension poétique et sensible lorsqu’elle vient s’insérer dans la matière qui nous dévoile ainsi toutes ses aspérités.

Quelles sont vos attentes pour Révélations 2017 et pourquoi avez-vous choisi d’y participer ?

Nous participons à de nombreux salons à l’étranger comme à Milan par exemple mais c’est notre première participation à Révélations. Ce qui me plaît, c’est le côté artistique qui est particulièrement mis en valeur. Nous souhaitions participer pour être au contact du client et essayer de mieux connaître ses attentes. C’est une vraie opportunité de vivre ce salon de l’intérieur, j’en ai entendu beaucoup de bien et j’ai eu envie de l’expérimenter de moi-même.

Un mot à adresser aux visiteurs ?

« Venez découvrir l’inédit et l’impensable ! »

Kriki

Katielo (c) PhotoPro.Event

Quelles sont vos attentes en exposant votre œuvre monumentale Katielo au salon Révélation sur le parvis du Grand Palais? 

Que Katielo se révèle… fasse événement…

Comment qualifieriez-vous votre démarche de création et quels sont les procédés qui vous aident à la retranscrire ? 

Quand j’ai commencé, très jeune, vers 1983-84, à faire des pochoirs sur les murs de Paris, je n’avais franchement aucune idée de ce que je faisais vraiment, si ce geste était artistique ou non, s’il venait nourrit une histoire de l’art ou non… je dis souvent que je suis rentré par effraction dans l’art ! du coup, ma démarche créatrice est plutôt intuitive, j’ai le goût du risque intellectuel et esthétique, je fais totalement confiance à mon imaginaire qui souvent vient faire sens avec la réalité, ou encore avec une certaine actualité… Dans ma peinture, je procède beaucoup par branchements, par une multitudes de connexions d’éléments divers mixés dans la sédimentation d’affects qui jalonnent ma vie…

Quelles sont vos influences et inspirations artistiques ? 

Tout début des années 80, mon travail plonge dans la subculture punk, j’écoute les Sex Pistols, The Cramps, je fonde même un groupe de musique électro punk Les Envahisseurs, ainsi que le groupe de peinture Nuklé Art. J’ai la rue et le métro pour école d’art, avec le pochoir, les affiches de pub détournées… ce que l’on nommera 30 ans après le Street Art… on peut dire que j’ai appartenu à cette sensibilité générationnelle de la Figuration Libre, en contribuant à sa redynamisation ; mais j’ai très vite développé une peinture où en sur-manipulant des images originales, des figures robotiques et des personnages masqués jouent des rôles énigmatiques dans des mondes hyper construits… Le directeur du Musée d’Art contemporain d’Anvers, Ernest Van Buyender a écrit quelque chose comme ça… que j’étais le seul artiste français dont l’originalité et l’ambition plastique et intellectuelle peuvent être comprises comme un pont entre subculture et haute culture… Mais c’est en créant le Fuzz, en 1985, figure mi-robot mi-fétiche, que je vais marquer sans le savoir la majeure partie de mon œuvre, jusqu’à aujourd’hui, où l’on peut voir le Fuzz en ce moment même endormi dans les bras de Katielo, la sculpture monumentale installée sur le parvis du Grand Palais.

Quel est votre rapport aux métiers d’art ?

J’ai une véritable admiration pour les métiers d’art quel qu’ils soient ! Très jeune, j’avais intégré l’école de La Chambre syndicale de la joaillerie française et après l’obtention du diplôme, j’ai travaillé dans les ateliers de la Maison Van Cleef and Arpels, où malgré mes cheveux verts et en pétard sur la tête, ils voulaient me garder quand je suis parti rejoindre ma destinée !

Combien de temps avez-vous mis à élaborer cette sculpture puis pour la réaliser ?

Le temps s’oublie, s’aspire dans la création… Tout d’abord, j’ai cherché dans l’élaboration de la sculpture Katielo à radicaliser l’idée-force du masque africain dont le bois sculpté se met à repousser… à ce propos, Katielo est un nom issu de la cosmogonie des Sénoufos, une ethnie du Mali… il faut savoir que le masque vivant, ritualisé, n’est pas dissociable du costume et de la musique, de cette recherche naquit cette Pompadour africaine chaussée de sneakers, assise sur un ampli prêt au concert, et caressant un Fuzz endormi…

La réalisation de cette sculpture est partie de nombreux dessins numérisés en 3D, mais très vite l’équipe des Ateliers Artigo et moi-même sommes revenus à une plus grande liberté de réalisation où Katielo prenait corps au fur et à mesure de son émergence. Finalement, cette sculpture cristallise l’intelligence technique, l’adresse, l’habileté, la maîtrise, l’ingéniosité, voire la ruse, bref, toutes les virtuosités qui caractérisent les métiers d’art !

Un mot à adresser aux visiteurs ?

ENJOY !

Sandra Guzmán

Créatrice de bijoux

Comment qualifieriez-vous votre démarche créative ?

J'aime avant tout le toucher, être immédiatement en contact avec la matière et le volume. Je crée une pièce à partir d´un concept graphique, ou d´une idée de technique que je mettrai en œuvre. Ensuite, je donne forme à la pièce directement. Cela m´arrive aussi de dessiner mes idées avant de les réaliser. 

J'aime l'accident, le hasard. En d'autres termes, je tente une technique ou de nouvelles façons de travailler mes matières premières et parfois, le résultat sera différent de l´idée initiale mais bien plus intéressant. À partir du résultat de mon prototype réalisé, je vais décliner cette idée sur différentes pièces pour former les collections.

Le Chili pays à l’honneur de la 3e édition de Révélations, quels sont les impacts et l’influence de la culture chilienne dans votre démarche créative ? Utilisez-vous des matières ou techniques issues de votre pays d’origine ?

Je suis née et j´ai grandi au Chili. Je suis profondément attachée à mes racines, à l´histoire et aux paysages de ce pays. Voyager là-bas est pour moi un renouvellement, une bouffée d´oxygène et le retour à des valeurs qui me sécurisent. Retourner à mes sources est aussi à chaque fois l´occasion de prendre de nombreuses inspirations nouvelles qui enrichissent davantage mon processus créatif. Bien que je travaille principalement le métal, je rapporte du Chili des pierres ornementales telles que la Chiastolyte (pour son côté graphique) et le Lapis lazuli (pour son bleu intense) afin de les sertir sur certaines de mes pièces. Le paysage varié, sauvage et accidenté du Chili est aussi une inspiration pour moi. Les terres volcaniques, avec leurs sillons et vestiges laissés par le passage du magma bouillonnant, sont très présentes dans certaines régions et constituent une force d´inspiration et d'émerveillement pour moi. J´essaye de traduire cette sensibilité en donnant de la texture à la matière et la rendant accidentée et changeante.

Quelles sont vos attentes pour Révélations 2017 et pourquoi avez-vous choisi d’y participer ?

Le salon Révélations est, à mon sens, la plus belle manifestation dédiée aux métiers d´art. Je participe à cette édition avec fierté et enthousiasme car, en tant que jeune entreprise, je suis sûre que cela me donnera plus de visibilité et de crédibilité. Pour moi, participer à ce salon est un sacré défi qui me permet d´accéder plus rapidement à de nouvelles clientèles, sur le plan national comme international. Le fait de pouvoir échanger et partager des expériences avec d´autres artistes et artisans sera fort enrichissant pour moi.

S’il n’y avait qu’une pièce à ne pas manquer sur votre stand, quelle serait-elle ? 

Je présente en exclusivité deux nouvelles collections pour cet événement : La collection « Ma cage à rêves » et la collection « les Filets d´argent ». Dans la première collection, on retrouve des quadrillages plus ou moins réguliers, tels que ceux d´une cage, mais ici il y a une ouverture à la liberté, au rêve… Dans « Les filets d´argent », je me suis inspirée de l´œuvre de Bernard Buffet, à fort caractère expressionniste, à lignes géométriques et contours très marqués. On peut y observer une juxtaposition de triangles de différentes tailles, pour souligner ma volonté de jouer avec l'asymétrie, tout en gardant une certaine régularité réussie par la répétition de motifs. Bien que les lignes de ces deux collections soient géométriques, la matière est fortement texturée et donne un aspect organique de matière qui coule. Les pièces ajourées des deux univers ont des lignes contemporaines et donnent une impression de légèreté et de transparence.

L´une de mes pièces fétiche est la manchette Athéna de la collection « Sphères ». C´est un modèle à la fois ludique, de par ses billes mobiles qui tournent autour d´un axe et sculptural. La réalisation de mon premier prototype a pris une semaine, depuis sa création jusqu´aux finitions. Je réalise ce modèle en plusieurs couleurs tels que plaqué or jaune et argent, vermeil (or rose) et argent ou bien, tout en argent. L´inspiration pour ce modèle est multiple. D´une part, je me suis inspirée d´Art Précolombien, mais aussi de l´univers expressionniste et décalé que l´on peut retrouver dans les univers de Fritz Lang, de Jean-Pierre Jeunet ou de Tim Burton.

Un mot à adresser aux visiteurs ?

La bijouterie s´est avérée une véritable passion pour moi. Le travail du métal ainsi que des différentes matières constitue une permanente recherche et une quête constante d´amélioration. J´ai le plaisir de pouvoir exposer mon univers dans un contexte de rêve, main dans la main avec d´autres créateurs de prestige. Je vous invite donc à me rejoindre dans ce rêve duquel je souhaite ne pas me réveiller.

Louise Frydman

Artiste plasticienne

Comment qualifieriez-vous votre démarche créative ?

J’ai fait une école de graphisme avant de finalement travailler le papier et la terre complètement par hasard. J’ai commencé par réaliser des mobiles en papier, puis pour m’adapter à des problématiques techniques pour une commande spécifique que je ne pouvais réaliser en papier, j’ai changé de matière première.

L’argile s’est imposée à moi car c’était la matière idéale pour ce que j’avais à exprimer, notamment ces formes inspirées de la nature. C’était très naturel et instinctif pour moi, je me sentais plasticienne. Ce qui me plait c’est de jouer entre une matière solide & des formes fragiles.         

Modeler la terre est merveilleux, c’est aussi assez sensuel. J’étire la terre afin de lui donner des formes dentelées, sensibles et fines. Je cherche à donner vie à des formes, qu’elles soient mouvantes, en réalisant des mobiles par exemple.

Quelles sont vos attentes pour Révélations 2017 et pourquoi avez-vous choisi d’y participer ?

Ma première participation était en 2015 et ce fut le premier gros événement du secteur auquel j’ai assisté en tant que visiteur. J’ai été étonnée par le monde des métiers d’art mais j’ai aussi été touchée par cette rencontre, à la fois entre les artistes et avec le public.   

S’il n’y avait qu’une pièce à ne pas manquer sur votre stand, quelle serait-elle ?

Pour Révélations je travaille actuellement sur une pièce que j’ai intitulée « fée des pétales » qui s’animera très légèrement. Je présenterai également une seconde pièce qui jouera davantage avec l’ombre et la lumière puisque je travaille à la confection d’un grand miroir cerclé de pétales confectionnés en céramique. C’est une pièce nettement plus grosse que celles sur lesquelles j’ai l’occasion de travailler avec plus d’un mètre de diamètre contre 35cm pour les modèles sur lesquels je travaille habituellement. Ce sera je l’espère une pièce entre métiers d’art et décoration      

Un mot à adresser aux visiteurs ?

J'espère que vous serez sensibles à mon univers poétique. 

Sébastien Barrau

Manufacture de produits d'ameublement

Comment qualifieriez-vous votre démarche créative ?

J’ai toujours cherché à marier mes passions pour le design intérieur, les matériaux high-tech et l’horlogerie. J’ai ainsi pris conscience que nous étions capables de réaliser une prouesse technologique sur quelque chose de plus grand qu’une montre. Je suis animé par la passion de faire du beau. Ce que j’ai trouvé au travers de ces réalisations : l’excellence d’un savoir-faire français issu de différents domaines pointus.

Je propose à nos clients un design intemporel et évocateur. Sur Paris, nous avons tous une histoire à raconter. C’est un mélange d’imaginaire, de souvenirs et de passion que la technique met à jour dans nos réalisations. Si vous voulez qu’on représente le plan de coupe d’un yacht, un visage ou quelque chose qui vous est cher, c’est possible et nous vous conseillerons dans cette réalisation pour que cette pièce se transforme en objet de collection. Nous pouvons vraiment faire de la haute couture pour le mobilier.

Quelles sont vos attentes pour Révélations 2017 et pourquoi avez-vous choisi d’y participer ?

Nous savons que Révélations est plébiscité par les amateurs d’art et les collectionneurs, participer à un rassemblement qui représente les différents métiers d’art et de la création était incontournable pour nous. Nous sommes ravis de pouvoir montrer notre savoir-faire et présenter ainsi nos réalisations les plus exclusives.

Nos attentes sont multiples, par exemple, être détecté pour participer à un concours de design, obtenir des articles ou reportages auprès de la presse spécialisée…

Echanger avec des experts, des confrères ou encore répondre à une attente d’un collectionneur nous conviendrait très bien.

Le but étant aussi de vendre nos réalisations pour proposer des pièces toujours plus exceptionnelles lors des prochaines éditions.

S’il n’y avait qu’une pièce à ne pas manquer sur votre stand, quelle serait-elle ?

Sans aucun doute, c’est « Paris in titanium – GMT history » ! Ce somptueux bureau en titane en édition limitée à cinq exemplaires, raconte l’histoire avortée du méridien de Paris. Avec son verre protecteur qui lui donne toute sa fonctionnalité, le plateau représente la capitale française et cette ligne imaginaire qui sera abandonnée avec l’adoption officielle du méridien de Greenwich en 1911. 

Véritable concentré de technologie, le meuble mêle teintes bleues et dorées au sein d’un décor laser d’une finesse remarquable. Sur l’emplacement de la Pyramide du Louvre, un diamant d’un carat vient souligner le passage du méridien dans la cour Napoléon. Cette pièce démontre tout le savoir-faire technique de Sébastien Barrau Manufacture. 

Pour travailler ce concept exceptionnel, il faut des matériaux nobles et précieux mais également de grandes prouesses technologiques. Avec cet ouvrage très pointu, ce design époustouflant, ces détails haut de gamme et ce tarif, nous sommes devant un objet de collection autant qu’un placement ou une œuvre d’art à transmettre.

Un mot à adresser aux visiteurs ?

Venez nous rencontrer, chez Sébastien Barrau manufacture, l’innovation, la technicité et l’originalité se marient harmonieusement pour créer des objets d’exception.

Notre matériau de base, c’est le titane grade 5 que nous aimons sublimer par des associations de matériaux inédites. Vous découvrirez des matériaux composites high-tech comme le carbone HexMC®, des essences de bois prestigieuses telles que le sycomore ou l’ébène royal, ou encore des gemmes et des métaux précieux. Notre maîtrise des techniques d’usinage et des superfinitions témoigne d’un savoir-faire emprunté à la haute horlogerie et nous permet de révéler chaque détail.

Adrien Ancel - Estampille 52

Ébéniste créateur

Comment qualifieriez-vous votre démarche créative ? 

Elle est basée sur la simplicité apparente, des pièces en apparence simples mais qui montrent une technicité dans les détails ou les assemblages. La lecture doit être simple et compréhensive au premier abord, avant de révéler la complexité de mise en œuvre après une lecture approfondie.

Quelles sont vos attentes pour Révélations 2017 et pourquoi avez-vous choisi d’y participer ?

C'est un peu un rêve de pouvoir exposer dans ce lieu magique, nous ne participons à aucun salon mais celui-ci fait exception, de par le lieu extraordinaire et de par la qualité des exposants.

S’il n’y avait qu’une pièce à ne pas manquer sur votre stand, quelle serait-elle ? 

Il y aura à priori deux pièces exposées, dont le fauteuil Octave qui est une création de Pierre Mounier.

Un mot à adresser aux visiteurs ?

Faites-vous plaisir ! Laissez-vous emporter par la beauté des créations exposées.

Pour information : avez-vous gagné des distinctions et prix ?

Guilhem Huynh a reçu le prix du Concours Ateliers d’Art de France en 2015 pour la région Île-de-France

Marie Barthès

Sculptrice

Comment qualifieriez-vous votre démarche créative ? 

Sculpteur de formation, je suis curieuse et je cherche à tirer le meilleur parti des matériaux. Ils sont au service de ma création et bien souvent, c'est un combat !

C'est pourquoi je fonctionne par envie. Je vais chercher des matériaux étonnants, ou au contraire plus classique que j'utilise différemment. 

En ce moment le cuir est mon favori. J'applique sur le cuir mes techniques de moulage, de mise en volume ou bien je m'approche du savoir-faire de la gainerie ou de la maroquinerie. Je module mes interventions en utilisant des outils adaptés ou pas mais qui proviennent de plusieurs savoir-faire.

Le cuir est un matériau plus sensuel que le caoutchouc que je connais bien mais il demande plus de patience.

Je n'oublie pas mon travail de sculpteur, sur la forme, le volume, un juste équilibre entre les pleins et les vides, des tensions et des lignes, dire un maximum en un minimum d'éléments.

Quelles sont vos attentes pour Révélations et pourquoi avez-vous choisi d’y participer ?

C'est la troisième fois que je participe au salon. C'est un salon à la pointe des métiers d'art, parce que l'on peut y trouver avec les participants un chaudron de savoir-faire. Qu'ils soient artistes, créateurs, artisans, maîtres d'art, maison inscrite au patrimoine vivant.

Nous sommes tous là pour échanger entre nous et avec le public. Les échanges sont constructifs, cela peut-être sur une technique, un savoir, une idée, une démarche. Il y a une véritable émulation et le public le ressent. Un vrai public qui apprécie ce beau rassemblement.

Pour moi le lieu est magnifique, et c'est un beau résumé de ce que j'apprécie dans les métiers d'art. L'architecture du Grand Palais est un juste équilibre entre l'art et la fonction. Les moyens de construction participent à la beauté du lieu, la partie technique de l'architecture est mise en valeur, on voit les poutres, on voit les boulons.

S’il n’y avait qu’une pièce à ne pas manquer sur votre stand, quelle serait-elle ? 

Je suis encore en pleine élaboration…mais je travaille encore autour du miroir qui comme je le disais précédemment participe à la mise en volume de mes pièces en amenant une fonction qui n'en est pas tout à fait une.

Le miroir, je l'utilise pour sublimer mes matières, mais aussi pour passer au travers... C'est un prétexte pour raconter une histoire.

Un mot à adresser aux visiteurs ?

C'est l'endroit où se concentre le meilleur des artisans d'art, et c'est l'endroit où vous pouvez les rencontrer.

Elie Hirsch

Sculpteur sur métal et créateur de bijoux

Copyright : Raphaël Rinaldi" ; Danse", laiton et chêne ; "Dora", Bracelet argent plaqué or © DR

Comment qualifieriez-vous votre démarche créative ? 

Ma démarche créative est intuitive, je mets ma technique au profit de mon imagination. Je suis en recherche constante d'une part de rêve et de sensualité dans mon travail.

Quelles sont vos attentes pour Révélations et pourquoi avez-vous choisi d’y participer ?

Mes attentes pour 2017 sont de retrouver mes clients habituels, de faire de nouvelles rencontres, des ventes et planifier de nouveaux projets sur l'année.

S’il n’y avait qu’une pièce à ne pas manquer sur votre stand, quelle serait-elle ? 

Il n'y aura, je l'espère, que des pièces inédites et à ne pas manquer, elles sont en préparation en vue de Révélations, elles seront donc dévoilées qu'au salon !

Un mot à adresser aux visiteurs ?

Venez me rencontrer !

Elie Hirsch a reçu le prix a reçu le prix des Jeunes Créateurs Ateliers d’Art de France en 2007