2 questions à Adrien Gardère, scénographe de la biennale

Comment avez-vous abordé cette 2ème édition de Révélations ?

Copyright : Photoproevent.

Avec la volonté d'une part de maintenir l'identité et l'esthétique très fortes mises en place lors de la première édition, avec ses jeux de claires-voies, de transparence et d'ouverture, qui donnent à chaque exposant toute sa place au sein du salon; d'autre part en transformant l'exposition centrale du « banquet », en une exposition internationale, au commissariat et au design entièrement renouvelés.

En s'appuyant sur l'imaginaire et l'esthétique du pays à l'honneur cette année — la Corée — les grandes tables du banquet de la première édition, (qui célébrait les métiers d'art français), se sont transformées en un archipel de galets — telles les « pas-japonais » d'un jardin zen — pour mettre à l'honneur les métiers d'arts et savoir-faire du monde entier.

Et, comme par ricochet, en redessinant entièrement les tables du banquet central, c'est toute la perception du salon qui s'est trouvée modifiée, les claires-voies de la première édition se transformant un peu cette année en "barrière de bambous".

Le Salon a donc pris un caractère plus organique, plus végétal encore que lors de la première édition.

En quoi le visiteur sera surpris cette année ?

Certainement et avant tout par ce qui sera présenté par les exposants, dont la sélection cette année a été très exigeante.