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Banquet Polynésie Française

La Polynésie française participera pour la première fois au salon Révélations, avec Le Banquet, exposition internationale de la biennale parisienne. Miriama Bono, commissaire d’exposition, directrice du musée de Tahiti et des îles, soutenu par le service de l'Artisanat traditionnel du  ministère en charge de la Culture polynésien, présente des artisans d’art spécialisés dans le travail de la nacre, du bois et du tressage.

Les créateurs sélectionnés nous invitent au voyage à travers les matières, les techniques et les symboles utilisés dans leur démarche artistique. Vainui Barsinas, expose deux créations réalisées en roseaux sauvages de ses chères montagnes de l'île de Rapa aux confins des Australes. Heremoana Buchin, dévoile une série explorant toutes les caractéristiques de la gravure sur nacre, Ken Hardie joue sur les contrastes d'essences de bois locaux autour des thèmes de l’eau, de la terre, du feu et de la lumière. Enfin, Vaihere Tauraa se penche sur la forme et l'usage de la couronne traditionnelle hei, symbole de rassemblement, réinterprétée avec des écailles de poisson et des matières plastiques récupérées. Tous proposent des œuvres représentatives de la création artisanale polynésienne contemporaine, ainsi qu’une œuvre commune qui leur permet d’allier leur savoir-faire et de représenter la diversité culturelle de la Polynésie française.


LES MOTS DE MIRIAMA BONO,
COMMISSAIRE D’EXPOSITION

Entre tradition et modernité, les artisans d’art, Vainui Barsinas, Heremoana Buchin, Ken Hardie et Vaihere Tauraa, doivent relever l’ambitieux défi d’exprimer la diversité des 5 archipels de la Polynésie française mais également la fragilité de nos îles et notre rapport à l’environnement lors du salon Révélations qui se tiend au Grand Palais Ephémère à Paris. Les artistes ont puisé dans l’univers des légendes polynésiennes pour illustrer l’attachement profond des polynésiens à la nature, à travers des gravures de feuilles de maire utilisées notamment pour confectionner des couronnes de tête, véritable symbole ancestral. Autrefois rares et précieuses, les reflets et contrastes de la nacre renvoient vers la complémentarité du monde du profane et du sacré, des vivants et des dieux. Les œuvres présentées dévoilent ainsi des problématiques qui inspirent la scène artistique polynésienne contemporaine : allier tradition et modernité, références locales et universalité.


Les créateurs

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