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Les labels dans la création artistique : pour quels besoins et quelles finalités ?

Organisée par : Ateliers d'Art de France

Le paysage culturel est aujourd’hui dominé par l’existence d’un nombre important de labels, tant et si bien que pour beaucoup, ils deviennent une certification presque obligatoire pour exister et être visible sur le marché. Qu’en est-il aujourd’hui pour le secteur des métiers d’art ? Quels sont ses besoins et comment les différents acteurs (public ou privé) essaient-ils de rendre visible la création artistique des métiers d’art en France et sur la scène internationale ?
Jeudi 9 juin : 15:15 - 16:15

Description

Bien connu dans le champ du patrimoine, les métiers d’art n’échappent pas à ce système de labellisation. Si au départ l’Etat a voulu être le premier à distinguer les entreprises aux savoir-faire artisanaux par la création du bal « Entreprise du Patrimoine Vivant » (EPV) en 2005, force est de constater qu'aujourd’hui ce label ne répond plus aux besoins des professionnels et que d’autres acteurs ont pris le relais.

Cette reconnaissance passe parfois par celle du lieu de création. Localement, le label « Ville et métiers d’art » met en lumière ces professionnels et reconnaît leur valeur à l’échelle du territoire. Au niveau international, le label Ville Créative de l’UNESCO participe également grandement à représenter ces métiers d’art sur la scène internationale et à créer un réseau dynamique autour de ceux-ci.


Le privé s’implique aussi et vient apporter de la visibilité au travail de ces professionnels. Les programmes de fondations privées deviennent eux-mêmes une sorte de label valorisant les artisans d’art, celles-ci s’assurant et valorisant la qualité du travail des professionnels qu’elles soutiennent.

Tous ces outils de labellisation, de mise en réseau, ont pour but de répondre à un besoin urgent et que tous réclament : celui d’être visibles et d’être reconnus pour la qualité de son travail sur un marché à l’offre foisonnante et inégale. Quelle reconnaissance et quelle identification sur la scène nationale et internationale pour ces labels de la création artistique ? Quels sont les besoins du secteur des métiers d’art et comment ces labels peuvent-ils y répondre ?

 

 


Intervenants

Olivier Aïm

Maître de conférences Sciences de l’information et de la communication au CELSA, chercheur GRIPIC

Olivier Aïm est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication au sein de Sorbonne Université. Ses travaux portent principalement sur la question des médias et des industries culturelles. Il s’est notamment intéressé à la question des labels et du processus de labellisation dans le champ culturel. Il est également membre du comité de pilotage de l’Observatoire des patrimoines de Sorbonne Université (Institut Opus).


Sophie Guyot

Ennoblisseur textile et administratrice d’Ateliers d’Art de France

Sophie Guyot construit sa démarche de créatrice textile en interrogeant la relation entre matériau, couleur et fonction. Elle acquiert son savoir-faire au lycée Diderot de Lyon et à Winchester University en Angleterre. Auprès des teinturiers mauritaniens elle approfondie les techniques de teinture à motifs réservés, lors d'un long séjour en Afrique de l'Ouest. Pour compléter son apprentissage, elle s'est formée à la teinture naturelle auprès d'Anne Rieger, maître-artisan teinturière. Lauréate du concours jeune créateur des Ateliers d’Art de France en 2004, elle est adhérente de la chambre syndicale depuis lors et est membre du conseil d’administration d’Ateliers d’Art de France depuis 2017. Très intéressée par le sujet des labels, elle préside une série de réunions d’enjeu depuis 2021 sur les besoins d’un label pour les métiers d’art.


Andrea Tomasi

Editeur en chef du Guide Homo Faber et coordinateur du pool Artisans Engagement de la fondation Michelangelo

Andrea Tomasi est diplômé en disciplines artistiques, de la musique et des arts du spectacle au DAMS de Bologne et a travaillé pendant vingt ans comme journaliste et rédacteur en chef dans plusieurs journaux d'envergure internationale.

En 2018, à l'occasion de la première édition de Homo Faber, un événement de célébration dédié à l'artisanat d'excellence qui a lieu tous les deux ans à Venise, il a commencé sa collaboration avec la Michelangelo Foundation for Creativity and Craftsmanship. En plus d'assister le directeur de la Fondation Michelangelo, Alberto Cavalli, dans le commissariat général de l'événement, il est l'éditeur en chef du Guide Homo Faber, un guide en ligne où l'on peut trouver plus de 1700 artisans dans 40 pays du monde, et le coordinateur du pool Artisans Engagement au sein de la fondation.


Charly Varin

Maire de Percy, Président de l’Association des maires de la Manche

Originaire de Moyon, Charly Varin suit des études de commerce avant d'entrer au Conseil général de la Manche.  En mars 2009, il est nommé directeur-adjoint du cabinet de Jean-François Le Grand au Conseil général de la Manche. Aux élections municipales de 2014, il est élu maire divers droite de Percy et le 4 février 2015, il devient Président de Villedieu Intercom face à Daniel Macé, ancien maire de Villedieu-les-Poêles; il est réélu le 11 juillet 2020. Il est élu maire de Percy-en-Normandie lors de la création de la commune nouvelle en janvier 2016 et réélu en mars 2020, dès le premier tour. Le 21 décembre 2020, il est élu président de l’Association des maires de la Manche succédant à Anne-Marie Cousin. Absent volontairement de tous les réseaux sociaux, il crée en septembre 2021, son propre réseau social qui compte aujourd’hui plus de 200 abonnés. A 42ans, il est le plus jeune président d’association départementale de maires de France.


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